AuparavantDe plus en plus déçu de notre chère Education Nationale. J'avais tendance à l'idéaliser elle aussi, croyant que c'était le meilleur moyen pour faire Grandir l'Homme. J'ai vite déchanté la première fois que j'ai vu en quoi elle consistait réellement.
Mais aujourd'huiJ'ai vraiment été dégoûté par ses fonctionnaires. Pour le plaisir de critiquer et de se rebeller, on obéit pas à la première mesure de notre grand président de la République. Le gouvernement fait un pas vers l'Humanité. Les « anti-touts » deux vers la connerie. On endoctrine, pour s'expliquer, les élèves-moutons dans une sorte d'arguments moisis tous plus absurdes les uns que les autres et on fait circuler la lettre de Guy Môquet pour soulager sa conscience. Le dernier lieu où devait se poursuivre la polémique. En cours d'Histoire, certains soutenaient même avec fierté, le refus de notre professeur de lire la lettre de ce jeune communiste devant toute la classe.
Pendant ce quart d'heureLe professeur ne veut pas être en reste et déballe son savoir de manière pédante avec une craie. Il écrit entrée en guerre du PCF 1941 et Guy Môquet entré dans la Résistance en 1940. Historiquement parlant ça ne colle pas. C'est vrai que ça fait une bonne raison de ne pas lire cette lettre poignante. Deuxièmement, la tendance est de nous faire voyager de plus en plus à travers l'Europe de manière à élargir notre Culture. Devant cet élan de patriotisme, ce devoir de mémoire soudain, cette commémoration de notre passé, c'est je cite « contradictoire ». Pour ne pas lire quelques lignes de quelqu'un mort pour la France, il a encore trouvé plus saugrenu.
Accrochez vos ceinturesGuy Môquet représente encore à l'heure d'aujourd'hui, un héros pour les communistes. Le médiatiser à l'Ecole, c'est en quelque sorte « piquer » les figures phares des partis communistes français de manière à les affaiblir davantage. C'est vrai qu'ils ont une grande influence en France. C'est vrai qu'ils sont très puissants. En réfléchissant bien, on n'arrive pas à mettre de mots sur ces propos irrationnels. Mais on est encore plus frustré de ne pas pouvoir qualifier cette médiocrité d'esprit.
Au finalLoin de là toute idée d'étendre la polémique. En plus, j'étais persuadé au fond qu'il ne nous la lirait pas. Mais ce qui me blesse, c'est la stupidité des raisons qui l'ont amené à ne pas nous la lire. J'ai le c½ur qui saigne lorsque je vois des Français se diviser pour si peu et au final, non progresser.